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Patron de Stellantis, qui est-il ? Salaire, historique de la marque

Patron de Stellantis, qui est-il ? Salaire, historique de la marque

By Simon

Depuis le 23 juin 2025, Antonio Filosa occupe le poste de directeur général du groupe Stellantis, succédant ainsi à Carlos Tavares. Cette nomination sera formellement entérinée lors de l’assemblée générale du 18 juillet 2025. Cadre chevronné, Antonio Filosa a bâti toute sa carrière au sein de l’entreprise, cumulant plus de 25 années d’expérience. Avant de prendre la tête du groupe, il occupait la fonction de directeur des opérations pour la zone Amériques ainsi que celle de directeur de la qualité. Italien d’origine, il a toutefois passé une large partie de sa carrière sur le marché nord-américain, un secteur qu’il connaît parfaitement et qu’il place au cœur de son action.

Quel parcours professionnel pour Antonio Filosa ?

Antonio Filosa a rejoint Fiat à la fin des années 1990, avant même la création du groupe Stellantis issu de la fusion entre PSA et FCA. Il a occupé divers postes en Europe, puis s’est tourné vers les États-Unis et l’Amérique Latine, participant au développement des marques Jeep, Chrysler et Dodge.
Son expertise sur ces marchés le positionne comme un spécialiste du secteur automobile nord-américain, capable de saisir les attentes spécifiques des clients outre-Atlantique. Cette orientation a d’ailleurs influencé le choix du conseil d’administration de Stellantis, décidé à reconquérir ce marché devenu plus difficile ces dernières années.

Pourquoi diriger Stellantis depuis Detroit ?

Filosa a choisi d’installer sa direction générale à Detroit, siège historique de Chrysler et centre névralgique de l’automobile américaine. Ce choix illustre la priorité donnée à la relance des ventes aux États-Unis et au Canada. Après plusieurs années axées sur l’Europe et l’électrification, Stellantis redonne de la place aux besoins spécifiques du marché nord-américain, où les SUV et pickups dotés de gros moteurs essence restent plébiscités.

Ce recentrage vise à inverser une tendance préoccupante. En 2024, Stellantis a vu son bénéfice net chuter de 70 %, avec une perte de liquidités de près de six milliards d’euros et un cours boursier malmené. Le défi d’Antonio Filosa consiste à redresser la rentabilité et à stabiliser la santé financière du groupe.

Quelle stratégie industrielle pour Stellantis sous Antonio Filosa ?

Sous la houlette de Filosa, Stellantis amorce un virage stratégique. Plusieurs décisions récentes traduisent une volonté de corriger la trajectoire engagée par son prédécesseur. Parmi elles :

  • Assouplissement des objectifs sur l’électrique : la cible d’une gamme 100 % électrique dès 2030 ne constitue plus un impératif absolu. Le groupe entend adapter son offre aux réalités des marchés, sans imposer une transition qui pourrait fragiliser ses marges.
  • Retour des moteurs thermiques iconiques : des blocs comme les V8 Hemi retrouvent leur place dans les gammes Dodge et Jeep, afin de séduire à nouveau les amateurs de sensations fortes et de gros véhicules, notamment aux États-Unis.
  • Plus d’autonomie régionale : Stellantis adopte une gouvernance davantage décentralisée. Chaque zone géographique bénéficie d’une plus grande liberté pour façonner sa stratégie produit et commerciale, selon les habitudes locales.

Ces inflexions se veulent pragmatiques. Elles reflètent une adaptation aux contraintes économiques, tout en ménageant les transitions environnementales.

Quelles différences avec Carlos Tavares ?

Le style managérial de Filosa se démarque nettement. Là où Tavares pratiquait un contrôle strict, parfois jugé rigide, Filosa privilégie un mode de gouvernance plus souple. Cela se traduit par exemple par un retour partiel au télétravail pour les employés des sièges, un point qui avait été fortement limité sous la direction précédente.

Ce climat de confiance vise à motiver les équipes dans un contexte exigeant. Sur le plan industriel, Filosa ne cache pas vouloir rouvrir certains dossiers techniques : les arbitrages entre technologies issues des ex-PSA et ex-FCA pourraient être revus, afin de favoriser certaines motorisations essence italiennes jugées plus adaptées au marché américain.

Combien gagne Antonio Filosa à la tête de Stellantis ?

Pour l’année 2025, le salaire fixe de Filosa s’établit autour de 1,8 million de dollars (soit environ 1,6 million d’euros). Un niveau élevé, mais nettement inférieur à celui de Carlos Tavares qui avait perçu jusqu’à 36,5 millions d’euros en 2023.
Si Filosa atteint les objectifs fixés, son package total pourrait grimper à 18 millions de dollars (15,8 millions d’euros) dès 2026, et même dépasser les 23 millions de dollars (20,2 millions d’euros) en 2028. Ces montants traduisent la forte pression sur ses épaules pour repositionner Stellantis parmi les leaders du secteur.

Quels défis attendent Stellantis dans les prochaines années ?

Plusieurs chantiers attendent Filosa et son équipe :

  • Rétablir la profitabilité en Amérique du Nord, cœur de cible du groupe avec Jeep, Dodge et RAM, tout en ajustant les investissements électriques pour ne pas fragiliser la trésorerie.
  • Maintenir la compétitivité en Europe, malgré des réglementations toujours plus strictes sur les émissions, qui renchérissent les coûts de production.
  • Apaiser les tensions sociales, dans un contexte où les syndicats américains demeurent très vigilants sur l’emploi local et les conditions de travail, et où l’Europe connaît des mouvements liés à la réorganisation des sites.
  • Renouer la confiance des investisseurs, après une année 2024 calamiteuse qui a durement affecté la valorisation boursière.

Quel avenir pour la gamme Stellantis ?

Le portefeuille de Stellantis, très vaste (Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Alfa Romeo, Maserati, Jeep, Chrysler, Dodge, RAM), doit s’adapter aux réalités multiples des marchés. Filosa table sur une offre plus segmentée, où les marques italiennes conserveront un ADN sportif et raffiné, pendant que les américaines miseront sur la puissance et la robustesse. Cette différenciation doit permettre de mieux séduire les consommateurs selon les continents.

En confiant les rênes du groupe à Antonio Filosa, Stellantis choisit un dirigeant qui maîtrise parfaitement les codes du marché nord-américain, tout en connaissant les rouages de l’organisation européenne. Son défi reste immense : inverser une dynamique financière et commerciale dégradée, sans casser les ambitions de long terme en matière de transition énergétique.

Son approche managériale plus flexible, combinée à des choix industriels pragmatiques, devrait permettre au groupe d’avancer sur un chemin plus équilibré entre électrification et préservation des modèles thermiques qui continuent de générer l’essentiel des profits. Stellantis engage ainsi une nouvelle phase, avec pour objectif de redevenir un acteur incontournable sur ses marchés historiques, tout en naviguant prudemment dans la transformation globale du secteur automobile.

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